À la découverte de l’exposition « Archives inaccessibles ? »
Le service des Archives de la Nouvelle-Calédonie a lancé samedi 28 février l’exposition documentaire « Archives inaccessibles ? ». Cette exposition propose au public de mieux comprendre le rôle essentiel des archives et les règles qui encadrent leur consultation, en expliquant pourquoi certains documents ne sont pas librement accessibles.
À travers cette exposition, le service des Archives de la Nouvelle-Calédonie propose au public de mieux comprendre le rôle essentiel des archives et les raisons qui peuvent limiter leur consultation.
« L’idée de cette exposition s’appuie sur le constat que de nombreuses personnes qui effectuaient des recherches généalogiques ne comprenaient pas pourquoi on leur refusait la consultation de certains documents », a expliqué Corinne Ample, chargée de valorisation au service des archives.
L’exposition a donc pour objectifs de :
- mettre en lumière l’importance des archives en tant que patrimoine collectif, garant de la mémoire et de l’histoire ;
- expliquer les règles juridiques et matérielles qui assurent la protection des documents patrimoniaux ;
- sensibiliser le public aux motifs de non-communicabilité de certaines archives, souvent méconnus ;
- valoriser les solutions alternatives d’accès mises en place par les services d’archives, telles que la numérisation, les microformes, les instruments de recherche, les reproductions ou encore les sites officiels.
Ces règles et dispositifs répondent à un double impératif : protéger les personnes et préserver durablement le patrimoine archivistique.
Trois raisons à cette accessibilité limitée
Des raisons matérielles et juridiques expliquent l’accessibilité de certaines archives :
- Trop fragiles pour être consultées
Le papier jaunit, se fissure, l’encre pâlit. Avec le temps, les conditions climatiques et les manipulations répétées, certains documents deviennent trop fragiles pour être consultés sans risque. Cette vitrine présente des archives dégradées ainsi que les supports de substitution, notamment les versions numérisées, privilégiées afin de garantir la pérennité des originaux.
- Archives publiques, silence légal
Certaines archives publiques — état civil, dossiers médicaux, enquêtes judiciaires — contiennent des informations sensibles. Afin de protéger la vie privée des citoyens, la réglementation fixe des délais de communicabilité qui varient entre la Nouvelle-Calédonie et l’État. Cette vitrine permet de comprendre ces règles légales et leur rôle dans l’équilibre entre transparence et respect de l’intime.
- Fonds privés, archives protégées, mémoires partagées
Lorsqu’un particulier, une famille, une entreprise ou une association confie ses archives au service public, il en demeure propriétaire et fixe ses propres règles d’accès. Cette liberté favorise le dépôt d’archives privées, enrichissant les fonds publics tout en illustrant la notion de mémoire partagée.
Des documents exceptionnels exposés pour l’ouverture de l’exposition
À l’occasion de l’ouverture de l’exposition, les archives ont sorti des réserves des documents exceptionnels, consultables par le public. Un moyen de faire découvrir au plus grand nombre ne travail singulier réalisé par le service afin de conserver au mieux les objets témoins du passé de la Nouvelle-Calédonie.
« On y retrouve par exemple une carte de la Nouvelle-Calédonie appartenant à la Maison Ballande datant de 1900 et qui fait environ six mètres, a précisé Corrine Ample. Ou encore un chansonnier fait en fibres naturelles et qui demande des conditions de conservation spécifiques pour ne pas que ces fibres se détériorent ».
Informations pratiques
Du 28 février au 31 juillet 2026, du mardi au vendredi de 8 h à 17 h, le samedi de 8 h à 12 h
Entrée libre et gratuite, ouverte à tous
Service des Archives de la Nouvelle-Calédonie
3 rue Raoul Félix Thomas, Nouville
(derrière le théâtre de l’Île)
Tél. 26 60 20