11e conférence des îles du Pacifique sur la conservation de la Nature et les aires protégées du 7 au 11 septembre 2026

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La 11e conférence des îles du Pacifique sur la conservation de la Nature et les aires protégées (dite Conférence Nature) se tiendra au centre culturel Tjibaou à Nouméa du 7 au 11 septembre 2026. Organisée conjointement par le Programme régional océanien de l’environnement (PROE), la Table ronde du Pacifique (Pacific Islands Round Table – PIRT) et la Nouvelle-Calédonie, la rencontre réunira près de 400 représentants issus d’une vingtaine de pays et territoires du Pacifique, ainsi que des organisations régionales, des acteurs de la société civile et des partenaires publics et privés du développement.
Elle vise à construire une réponse régionale concertée aux crises qui affectent la biodiversité et les aires protégées, en intégrant les enjeux liés au changement climatique, à l’implication de la jeunesse et à la durabilité des moyens de subsistance dans le Pacifique.

La Conférence Nature : un pilier de la gouvernance environnementale régionale

Organisée tous les cinq ans depuis 1975, la Conférence Nature s’est imposée comme le principal espace de convergence sur les questions environnementales entre les gouvernements, les organisations régionales, les ONG, les organisations communautaires et les partenaires de développement du Pacifique.
L’objectif principal de cette rencontre est de définir un cadre régional stratégique « par le Pacifique et pour le Pacifique » qui garantisse la cohérence entre les stratégies nationales et les engagements internationaux, assurant ainsi que les politiques de conservation se traduisent par des résultats durables et perceptibles pour les populations locales.
Chaque Conférence approuve un nouveau cadre régional pour la conservation de la nature et les aires protégées, ainsi qu’un rapport actualisé sur l’état de l’environnement et de la conservation.

En 2020, la 10e édition avait déjà eu lieu à Nouméa. Elle s’était tenue en visio-conférence en raison de la crise Covid. Elle avait abouti à :

  • la Déclaration de Vemööre :

Articulée autour de trois principaux piliers – notre océan, nos îles, notre lien à la nature – cette déclaration historique affirmait « l'urgence de la crise mondiale de la biodiversité ».
Elle énonçait 21 pistes d’action destinées à mobiliser l’ensemble des pays et territoires de la région pour la préservation de la biodiversité en Océanie.

 

  • le Cadre régional 2021-2025 pour la conservation de la nature et les aires protégées :

Principal document de stratégie régionale, ce guide qui repose sur huit principes, présente les priorités régionales sous la forme de six objectifs déclinés en pistes d’action. Il réaffirme notamment le lien entre les océans et le climat, ainsi que la nécessité de mieux prendre en compte et de s’appuyer sur les solutions portées par la nature elle-même pour sa conservation.

  • des engagements propres à la Nouvelle-Calédonie :

À l’issue de la 10e Conférence Nature, la Nouvelle-Calédonie s’était engagée à renforcer la sécurité des services écosystémiques en préservant la ressource en eau et la biodiversité.

Les objectifs de la 11e Conférence Nature

Amplifier les efforts des pays et territoires océaniens en faveur de la biodiversité

L’organisation de la 11e Conférence nature a été menée de manière inclusive permettant à l’ensemble des institutions calédoniennes, notamment le Congrès, le Sénat coutumier, les provinces, le CESE, les associations de maires, mais également l’État, de contribuer au bon déroulé de l’événement, aux contenus qui seront débattus tout comme à l’organisation de side-events locaux proposée sur l’ensemble du territoire.

La 11e Conférence Nature se veut un levier structurant d’action régionale destiné à proposer des solutions concrètes en faveur de la biodiversité et à favoriser la coopération entre les pays et territoires du Pacifique.

Elle vise à produire des effets durables, concrets et perceptibles pour les populations bénéficiaires en renforçant les coopérations économiques, sociales, culturelles et environnementales entre les territoires et États insulaires du Pacifique. Elle a plus précisément pour objectif de renforcer la résilience climatique, la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles, le développement d’économies durables et bleues, ainsi que la cohésion sociale et régionale.

Cette 11e édition ne se limitera pas à un espace d'échange, mais produira des livrables structurants pour la région, à savoir :

 

  • l’élaboration du nouveau Cadre régional (2026-2030) ;
  • le diagnostic scientifique : un nouveau rapport sur l’état de la conservation en Océanie sera publié en 2026, accompagné d'un document de réponse régionale pour guider les interventions sur le terrain ;
  • le suivi des engagements mondiaux : la Conférence permettra de dresser un bilan rigoureux des avancées liées à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), notamment sur les programmes de travail relatifs aux aires protégées et aux protocoles de Nagoya et de Carthagène ;
  • la réalisation de visite de terrain en lien avec la province sud et la province nord constituera l’occasion d’illustrer l’action concrète des collectivités et des populations pour répondre aux enjeux de conservation.

Une conférence régionale à la portée internationale

La Conférence Nature constitue un outil opérationnel de mise en oeuvre des grandes stratégies régionales, notamment la Stratégie 2050 pour le continent bleu du Pacifique du Forum des Îles du Pacifique (FIP) et le Plan stratégique 2022–2031 de la Communauté du Pacifique (CPS).

Outre sa dimension régionale, elle permet également de renforcer la visibilité des priorités du Pacifique sur la scène internationale, notamment en amont des grandes échéances multilatérales de 2026. Elle sera un moyen pour les États et territoires participants de porter des messages communs et des engagements concrets en matière de biodiversité, de résilience climatique et de développement durable.

Elle tirera, par exemple, profit des engagements de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3 - Nice, juin 2025) pour renforcer ses composantes marines. En retour, les conclusions de la Conférence Nature du Pacifique constitueront la position commune de la région lors des grandes échéances prévues fin 2026, notamment la COP17 de la CDB (qui se tiendra à Erevan en Arménie du 19 au 30 octobre 2026) et la COP31 sur le Climat, organisée par la Turquie du 9 au 20 novembre 2026, en partenariat avec l’Australie et les îles du Pacifique.

Impliquer la jeunesse du Pacifique

Une attention particulière est portée lors de cette 11e Conférence, à la jeunesse du Pacifique, considérée non seulement comme bénéficiaire, mais comme actrice à part entière de la coopération régionale.

La Conférence prévoit une implication active des jeunes dans la co-construction du programme, l’animation des sessions et le suivi post-conférence, en lien étroit avec les réseaux régionaux existants, notamment la section Pacifique du Global Youth Biodiversity Network, un réseau international réunissant des jeunes du monde entier autour d’une cause commune : prévenir la perte de biodiversité.

Le programme de la 11e Conférence Nature

 

  •  Au centre culturel Tjibaou du 7 au 11 septembre

Le programme sera mis en ligne prochainement 

 

  • Les évènements délocalisés

Dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt lancé en amont de la Conférence, 15 propositions ont été reçues de la part de partenaires institutionnels et associatifs sur l’ensemble du territoire. Projections, débats, conférences seront ainsi proposés en marge de l’évènement organisé au centre culturel Tjibaou.

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