La squash exportée en Corée du Sud

01 octobre 2018

Agriculture

Cette caisse d’une demi-tonne fait partie d’un chargement destiné à rejoindre les côtes coréennes.

Cette caisse d’une demi-tonne fait partie d’un chargement destiné à rejoindre les côtes coréennes.

Après le Japon et la Nouvelle-Zélande, la squash calédonienne met le cap sur la Corée du Sud. Nicolas Metzdorf, membre du gouvernement notamment en charge de l’agriculture, a assisté ce 28 septembre à un des premiers chargements destinés au pays du matin calme, au centre de tri de la société France Calédonie Tropic Export (FCTE) à La Foa.

 

 

Les barrières phytosanitaires sont levées ! Le service de quarantaine de la Corée du Sud a donné son accord à l’importation des squashs calédoniennes. Ce sont donc 250 tonnes de squashs, soit 18 containers, qui devraient quitter nos côtes en 2018, puis le double en 2019, pour atteindre 1 000 tonnes en 2022. Cette bonne nouvelle, Nicolas Metzorf est venu la savourer à La Foa, au centre de tri de la FCTE vendredi 28 septembre.

La Corée du Sud représente une troisième voie à l’export pour nos squashs, déjà vendues au Japon (2 500 à 3 500 t par an) et à la Nouvelle-Zélande (200 à 300 t par an). L’accès au marché coréen permettra notamment de valoriser les petits calibres (900 g à 1,3 kg), aujourd’hui classés en tant que « rebuts » et écoulés localement pour l’alimentation des bovins.

L’objectif est d’exporter mille tonnes par an d’ici à 2022.

L’objectif est d’exporter mille tonnes par an d’ici à 2022.

 

Il aura fallu pour cela lever de nombreux verrous. Après de multiples échanges avec le ministère de l’Agriculture coréen, puis le service de quarantaine, le service d'inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (Sivap) de la Nouvelle-Calédonie a proposé un protocole de gestion des risques phytosanitaires, lequel a été validé fin 2017. Un an plus tard, la directrice adjointe de la quarantaine de Corée du Sud a signé, à Nouméa, l'autorisation définitive qui ouvre ce marché aux producteurs calédoniens.

À terme, le volume exporté vers la Corée pourrait représenter 30 % des exportations totales de la cucurbitacée. Grâce à ces volumes supplémentaires, la FCTE va pourvoir réduire ses coûts fixes d’environ 15 % et consolider les revenus des 35 producteurs, principalement répartis sur Bourail (70 % de la production), La Foa, Ponérihouen, Pouembout et Canala. L’aide publique destinée à soutenir cette filière devrait ainsi progressivement diminuer.

Nicolas Metzdorf et Sandro Cargnelli, directeur de FCTE (à sa gauche), ont officialisé à La Foa cette ouverture de marché.

Nicolas Metzdorf et Sandro Cargnelli, directeur de FCTE (à sa gauche), ont officialisé à La Foa cette ouverture de marché.

 

Calcium, fer et vitamines

La squash est une cucurbitacée. Elle est produite essentiellement pour le marché japonais et maintenant coréen, où elle est consommée en soupe, cuite à la vapeur ou légèrement frite. Après le Japon, la Corée est le deuxième pays consommateur de squashs dans le monde : elle en importe chaque année entre 25 000 et 30 000 tonnes. Ce légume contient beaucoup de calcium, de fer, de vitamines A et C, et des fibres. La variété la plus connue et la plus répandue est la Delica.