Les mailles se resserrent autour de la délinquance

Le président du gouvernement a participé à l’état des lieux de la lutte contre la délinquance en province Sud.

Le président du gouvernement a participé à l’état des lieux de la lutte contre la délinquance en province Sud.

Le comité provincial de prévention de la délinquance s’est réuni le 26 septembre dans l’hémicycle de la province Sud, sous l’égide du président de la province et du haut-commissaire. Le président du gouvernement y a dressé un premier bilan de quelques mesures du plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance.

Réunir les forces en présence pour rendre les actions de chacun plus efficace. Voilà le but du comité provincial de prévention de la délinquance (CPPD), activé en 2016. Haut-commissaire et président de la province Sud, représentants de la police, de la gendarmerie, procureur de la République, président du gouvernement, maires de la province Sud et partenaires œuvrant dans le domaine éducatif et social se sont retrouvés, mercredi 26 septembre, pour faire le point sur l’évolution de la délinquance en province Sud et les actions mises en œuvre.

Une présentation statistique de la police et de la gendarmerie a notamment permis de constater une tendance générale à la baisse des faits de délinquance depuis le début de l’année, notamment en matière d’atteinte aux biens. Sur le plan de l’atteinte aux personnes, en revanche, la tendance est à la hausse. Hausse que certains participants ont analysé sous l’angle de « la parole qui se libère » et qui conduit, en particulier s’agissant des violences intrafamiliales et conjugales, à une augmentation des dépôts de plainte.

Après un point sur le déploiement de la police de sécurité du quotidien et le bilan des actions inscrites au Plan provincial de prévention de la délinquance, il est revenu au président du gouvernement de présenter les dernières évolutions réglementaires concernant la vente d’alcool.

Lutter contre la consommation excessive d’alcool

Philippe Germain les a replacées dans le cadre général du premier plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance 2018-2022. Parmi les nombreuses mesures déjà mises en œuvre, « la lutte contre la consommation excessive d’alcool, priorité numéro un, à l’origine des conduites à risque des Calédoniens, a fait l’objet d’une loi du pays et d’une délibération, votées à l’unanimité des élus du Congrès », a rappelé le président de l’exécutif. L’alcool intervient en effet dans 80% des cas de violence ou de délinquance, et les jeunes sont particulièrement touchés. Le coordonnateur des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance au gouvernement, Sébastien Lemoine, a passé en revue les différentes interdictions visant à encadrer les pratiques commerciales, garantir la protection des mineurs face à l’alcool, renforcer les mesures pour lutter contre les ivresses publiques et manifestes (IPM) et la consommation d’alcool sur la voie publique, lutter contre le marché noir (lire le document en téléchargement). Signe encourageant depuis la hausse des taxes sur les boissons alcooliques, « sur les six premiers mois de l’année, on observe une baisse des importations de – 60 % pour les alcools forts et – 35 % pour les vins, et une diminution de la production locale de – 20 % pour les bières et – 14 % pour les alcools forts », a souligné le chargé de mission, ainsi qu’« une diminution des ivresses publiques et manifestes de 11 % sur les huit premiers mois. »

Meilleure synergie

Le président du gouvernement a également abordé la lutte conjointe contre les cambriolages : aux efforts « significatifs » de l’État, se sont ajoutés le crédit d’impôt accordé par le gouvernement sur les investissements visant à la sécurisation des commerces et la subvention provinciale allant dans le même sens. Mesures qui commencent à porter leurs fruits : les cambriolages sont en baisse de 6,4%. Autre manifestation des efforts conjugués de toutes les parties prenantes, les réunions du conseil restreint de sécurité et de prévention de la délinquance, coprésidés par l’État et le gouvernement, qui permettent une « meilleure synergie entre les acteurs » dans le partage d’informations et l’élaboration de réponses globales.

 

Quand les jeunes parlent aux jeunes
Philippe Germain a mis en exergue « la véritable mobilisation citoyenne » autour du mouvement #Zéro Tolérance, qui compte aujourd’hui plus de 1 200 adhérents et 48 ambassadeurs de terrain, dont la moyenne d’âge est de 24 ans. Avec 51 vidéos mises en ligne depuis six mois, 170 000 internautes ont été atteints, 11 300 sont abonnés et on compte 1,8 million de vues sur Facebook

 

Le sport pour réussir
Le projet « Sport pour tous », lancé par le gouvernement en juin dernier, vise à promouvoir la pratique sportive afin de lutter contre l’oisiveté des jeunes. Inspiré du modèle islandais, il vise à recruter des éducateurs sportifs au profit des communes (15 en 2018, et déjà 5 demandes exprimées pour 2019) et quatre coordonateurs sportifs, à l’échelle territoriale, chargés de suivre, former et évaluer ces éducateurs.

 

 

Documents à télécharger

Sur le même sujet