Les géomaticiens gagnent du terrain

Les géomaticiens gagnent du terrain

21 novembre 2018

Numérique

Photo de la grande famille des géomaticiens.

Photo de la grande famille des géomaticiens.

Le Club des géomaticiens de Nouvelle-Calédonie organisait ce 20 novembre la 3e édition du GIS day. L’occasion de faire un point sur les projets conduits par les principaux acteurs locaux de la filière, et de poursuivre l’échange d’informations et la mutualisation.

Quatre-vingt-dix personnes fin 2016 pour le 1er GIS day, 120 l’an passé, 140 cette année, la Journée des géomaticiens rencontre d’édition en édition un succès croissant. Ce GIS day, comme Geographic Information System, réunit les femmes et les hommes qui, au quotidien, mettent en œuvre les systèmes d’information géographique (SIG) du gouvernement d’abord, mais aussi des provinces, communes, établissements publics ou de recherche, du monde associatif et de quelques sociétés privées. Des personnes qui ont décidé depuis quelques années, au sein du Club des géomaticiens de Nouvelle-Calédonie, de partager l’information et de mutualiser leurs moyens.

« Les membres du club commencent vraiment à disposer d’outils inter-collectivités efficaces, permettant par exemple de savoir quelle donnée a été acquise au niveau imagerie satellite par une administration et d’éviter ainsi à une autre administration d’acheter la même information, se félicite Damien Buisson, chef du service de la géomatique et de la télédétection à la direction des Technologies et des systèmes d’information (DTSI) du gouvernement. On a également créé des petits outils tout simples (application, fichier d’échanges…) en matière de prévision d’acquisition de données ».

Présentation de projets et ateliers de démonstration

Pour le GIS day 2018, 140 personnes se sont donc déplacées : une centaine appartenant aux 21 structures membres du club (lire l’encadré), mais aussi une quarantaine de l’extérieur : associations, bureaux d’études, communes, etc. Nouveautés pour cette édition, « l’ouverture de l’intégralité de la journée à tous les participants et la mise à disposition gratuite d’un espace exposants pour les partenaires privés ».

Au cours de la matinée, différentes interventions ont mis en lumière quelques projets : l’intégration de l’ensemble des missions photographiques aériennes menées en Nouvelle-Calédonie au sein de la base de données photos de la DITTT*, le suivi en quasi-temps réel par la DAM* de la flotte de pêche hauturière, ou encore le suivi des incendies par télédétection réalisé par l’ŒIL*.

Dans l’après-midi, huit ateliers de démonstration (les organisateurs ont dû refuser du monde !), ont prouvé le savoir-faire de plusieurs membres du club : gouvernement, provinces Sud et Nord, IRD, Endemia… Ils ont présenté le développement du système d’information multimodal de la Nouvelle-Calédonie, l’outil de collecte de données sur le terrain ODK, la méthodologie permettant une cartographie du contenu de l’infrastructure de données spatiales (IDS) du gouvernement, l’application Pl@ntNet pour la reconnaissance des espèces végétales, ou encore la gestion sylvicole du plateau de Tango à l’aide d’outils géomatiques. Un champ d’activités particulièrement étendu…

* DITTT : direction des Infrastructures, de la topographie et des transports terrestres ; DAM : direction des Affaires maritimes ; ŒIL : Observatoire de l’environnement.
Pour la première fois cette année, un espace exposants a été ouvert aux partenaires privés, comme ici  Magis, créateur d’information géographique.

Pour la première fois cette année, un espace exposants a été ouvert aux partenaires privés, comme ici Magis, créateur d’information géographique.

 

21 membres

Vingt-et-une structures font partie du Club géomatique de Nouvelle-Calédonie : le gouvernement, les trois provinces, la Ville de Nouméa, des établissements publics ou GIE (OPT, ISEE, SHOM, GIE SERAIL, CPS, SIGN), des instituts de formation et de recherche (IRD, Ifremer, UNC), des associations ou ONG (OEIL, Endemia, Conservation International) et des sociétés (Vale NC, SLN, Enercal et EEC membre depuis le 19 novembre !). Installé à la DTSI, le service géomatique du gouvernement centralise l’information géographique de la Nouvelle-Calédonie. Une partie de ces données est accessible sur le portail Géorep (www.georep.nc), dont l’explorateur cartographique constitue l’outil le plus connu du grand public. Le club publie tous les trimestres Le bulletin de la Géomatique en Nouvelle-Calédonie, disponible en format pdf sur : https://georep.nc/.

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Problématiques communes

La géomatique  est une discipline regroupant les pratiques, méthodes et technologies qui permettent de collecter, analyser et diffuser des données géographiques. L'objectif final étant la réalisation de cartes dans de multiples domaines : suivi des baleines, synthèses sur l’occupation du sol… Créé sous l’impulsion du gouvernement et de l’OPT-NC, afin de fédérer les professionnels du secteur, le Club géomatique a trois ans. Les membres de la structure se rencontrent une fois par trimestre (réunion tournante dont une en province Nord), dans le cadre de groupes de travail sur des problématiques communes qui émergent à l’occasion de ces rendez-vous techniques, et lors du GIS day annuel.