Le gouvernement en visite au CESE

Le gouvernement en visite au CESE

22 août 2019

Politique Société

Membres du gouvernement et du CESE ont échangé durant une grande partie de la matinée.

Membres du gouvernement et du CESE ont échangé durant une grande partie de la matinée.

Une délégation du gouvernement conduite par Thierry Santa a été reçue ce mercredi 21 août par Daniel Cornaille, président du Conseil économique, social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie (CESE-NC), accompagné d’élus et d’administratifs. Les deux parties ont échangé longtemps. Et, vingt-quatre heures avant la déclaration de politique générale, le président du gouvernement a livré aux membres du CESE quelques “scoops” en avant-première.

Thierry Santa était accompagné de Yoann Lecourieux, Isabelle Champmoreau, Jean-Louis d’Anglebermes et Didier Poidyaliwane, ainsi que des représentants de Gilbert Tyuienon, Christopher Gygès et Vaimu’a Muliava. Tout de suite, Daniel Cornaille a exprimé sa gratitude à ses invités : « C’est la première fois qu’autant de membres du gouvernement se déplacent au sein de notre institution et nous en sommes ravis ». Avant d’enchaîner : « Vous avez devant vous une équipe de personnes, administratifs et élus, particulièrement motivées, des représentants de la société civile qui veulent travailler au service du pays avec vous, pour relancer notre économie. En cette période difficile, je crois qu’il serait bon que nous ayons la volonté de tirer tous dans la même direction ».

Le président du CESE va un peu plus loin : « Les avis et recommandations de la société civile sont fréquemment traités avec légèreté, rarement pris en compte. C’est un peu décourageant quand on a travaillé longtemps et sérieusement sur des sujets importants de constater que les votes sont souvent contraires à ce qu’on avait préconisé. Nous espérons que nous serons écoutés, et entendus surtout ». Une inquiétude que Thierry Santa lève très vite : « Bien entendu le gouvernement que je préside a l’intention de prendre en considération les avis formulés par le CESE. Nous y serons très attentifs ».

D’ailleurs, un projet de délibération concernant le CESE se trouve actuellement à la signature du président Santa. Il prévoit des modifications des délais de convocation, de nouvelles sanctions disciplinaires ainsi qu’une simplification dans l’organisation du CESE. « Ce texte sera déposé sur le bureau du Congrès dans les prochaines semaines. » De quoi rassurer Daniel Cornaille qui réclamait certaines révisions dans le fonctionnement du CESE, « de manière à être le plus efficace possible ».

Dans le seul intérêt général

La rencontre se poursuit. Chaque président, ou vice-président, de commission (lire ci-dessous) prend la parole en vue de dresser un bilan succinct de son secteur et de lister les perspectives d’avenir ou les autosaisines en cours. L’occasion pour Thierry Santa de rappeler sa volonté de répartir les responsabilités entre les membres du gouvernement de manière transversale « afin de mettre en œuvre une forme de collégialité plus poussée que lors de la mandature précédente ». L’occasion aussi pour le président (ou ses collègues) de livrer quelques indiscrétions, lesquelles seront dévoilées le lendemain boulevard Vauban lors de la déclaration de politique générale. Citons, dans le désordre, l’instauration d’une taxe comportementale sur le sucre, un plan sur la transition numérique notamment destiné à accélérer la modernisation administrative, le regroupement au sein du gouvernement des actions de promotion touristique, ou encore le prochain vote d’une loi de programmation fiscale, dans l’objectif de simplifier la vie des entreprises calédoniennes.

À l’issue de quatre-vingt-dix minutes d’échanges, les élus se séparent. « Nous sommes une institution apolitique, sans aucune arrière-pensée, nos avis sont prononcés dans le seul intérêt général, conclut Daniel Cornaille. Le message que nous voulions faire passer, c’est que vous pouvez vous appuyer sur le CESE et la société civile pour que tous ensemble nous trouvions des solutions aux problèmes que nous rencontrons actuellement. Vous pouvez compter sur nous ! ». Message réitéré et bien reçu…

Le président du CESE, Daniel Cornaille, et son équipe.

Le président du CESE, Daniel Cornaille, et son équipe.

 

Les membres du gouvernement se sont montrés très attentifs aux propos des présidents de commission.

Les membres du gouvernement se sont montrés très attentifs aux propos des présidents de commission.

 

“Photo de famille” dans les bureaux du CESE, immeuble Le Centre à Ducos.

“Photo de famille” dans les bureaux du CESE, immeuble Le Centre à Ducos.

 

Les présidents des commissions

Chacun d’entre eux a pris la parole et présenté au gouvernement ses ”doléances”, du moins ses priorités.

- Santé et protection sociale : Alain Grabias
- Enseignement, éducation, travail et formation : Jean-Louis Laval
- Environnement et aménagement du territoire : Jacques Loquet
- Tourisme : Patrick Ollivaud
- Développement économique, fiscalité et budget : Dominique Lefeivre
- Mines, métallurgie et énergies : Richard Kaloï
- Femme / Culture, jeunesse et sports : Jeannette Walewene (représentée par Gaston Poiroi)
- Agriculture, élevage, forêts et pêche : Raymond Guépy (représenté par Rozanna Roy)
- Affaires coutumières : Jérôme Paoumua

 

Saisines et autosaisines
Quatrième institution de la Nouvelle-Calédonie, représentant la société civile, le Conseil économique, social et environnemental (CESE-NC) a pour mission principale de rendre des avis et formuler des propositions aux décideurs politiques sur des sujets économiques, sociaux, culturels et environnementaux d'intérêt général. Institution consultative, elle participe à l'élaboration des stratégies de développement du pays. Les autorités habilitées à la saisir sont le gouvernement et le Congrès pour les projets et propositions de loi du pays et de délibération, ainsi que les assemblées de province et le Sénat coutumier. Le CESE peut également s'autosaisir sur tout sujet ou problématique qu'il juge pertinent pour le pays et réaliser ainsi des études dans le champ de ses compétences, afin d'alerter les pouvoirs publics.