Le 2e Baromètre numérique est sorti

30 août 2018

Économie Numérique

« L’économie numérique est le principal moteur de la croissance », a rappelé Bernard Deladrière, membre du gouvernement en charge de ce secteur.

« L’économie numérique est le principal moteur de la croissance », a rappelé Bernard Deladrière, membre du gouvernement en charge de ce secteur.

Le Baromètre numérique 2018 de la Nouvelle-Calédonie est paru. Bernard Deladrière, en charge du secteur de l’économie numérique au gouvernement, en a présenté les grandes lignes ce matin, jeudi 30 août.

Près de sept ans après le premier Baromètre, c’est « une nouvelle photographie du paysage numérique calédonien » qu’a présentée, jeudi 30 août, Bernard Deladrière. Objectif : évaluer le développement numérique de la Nouvelle-Calédonie et l’impact de la politique publique en la matière, et identifier les axes d’amélioration.

Le membre de l’exécutif en charge du secteur l’a rappelé, « l’économie numérique est le principal moteur de la croissance. Il était donc absolument nécessaire pour les autorités de la Nouvelle-Calédonie, de réfléchir à une stratégie qui encourage son développement. » Engagée dès 2011, cette réflexion a abouti au plan stratégique pour l’économie numérique (PSEN), approuvé par le Congrès en 2013. Pour poursuivre la mise en œuvre de ce plan, qui vise notamment « l’inclusion numérique » de tous et le développement des compétences professionnelles, un nouveau baromètre était très attendu, de manière à rester au plus près des usages – qui évoluent très vite – et des besoins, et aider à la décision.

Les usages évoluent plus vite que les services et compétences

Ce deuxième baromètre a été piloté par la cellule Économie numérique du gouvernement et réalisé par la société Olécall, en lien avec l’Observatoire Numérique de Nouvelle-Calédonie. Il distingue quatre secteurs de maturité numérique : les ménages, les services publics, les entreprises et la filière numérique.

Depuis la première édition en 2011, plusieurs grandes avancées et constats ont été relevés :

  • Les Calédoniens et les entreprises sont connectés et bien équipés, avec une tendance accrue à la mobilité, grâce à une réduction des tarifs et une diversification des offres. Mais la fracture numérique subsiste, notamment dans les zones éloignées des centres urbains.
  • Les usages numériques progressent à un rythme soutenu, entraînés par l’utilisation des réseaux sociaux. Chiffre marquant : 61 % des Calédoniens sont présents sur les réseaux sociaux, loin devant la moyenne mondiale (42 %).
  • Les services en ligne se sont développés, mais restent un point faible, malgré une forte attente des Calédoniens. L’administration s’ouvre progressivement aux démarches en ligne (portail service-public.nc, déclarations de revenus...). L’e-commerce prend de l’ampleur, même si les transactions internationales dominent.
  • La filière numérique calédonienne se développe mais est confrontée à un frein majeur : le manque de compétences. La moitié des entreprises de la filière expriment de vraies difficultés à recruter localement. Et 42 % ont de fortes attentes, particulièrement sur les métiers de conception/développement et d’administration réseaux.

Formation, accessibilité, innovation

Les défis à relever apparaissent clairement, et le gouvernement s’y attelle. En premier lieu, en favorisant l’accessibilité de tous à Internet, tout en sensibilisant aux bons usages : programme Case numérique, pour réduire la fracture numérique (deux nouveaux projets à Bélep et Pouébo, par exemple, illustrent ce volontarisme), dispositif MIPE2, raccordement des établissements scolaires au très haut débit…

Autre défi, « en tête de liste », insiste Bernard Deladrière : développer les formations initiales locales aux métiers du numérique, pour permettre aux jeunes de répondre aux besoins criants des entreprises, ou les encourager à se former à l’extérieur.

Enfin, booster la transformation numérique du territoire. Pour ce faire, il s’agit de soutenir les « jeunes pousses » et l’innovation ; en matière de technologies, a précisé Bernard Deladrière, « j’ai lancé une étude stratégique du secteur des télécommunications », pour permettre, d’ici à la fin de l’année, d’éclairer le plan stratégique de l’OPT. L’innovation passe aussi par le développement des services numériques de proximité ; l’exécutif vise « la dématérialisation totale des formalités administratives dans les cinq ans à venir ».

 

Quelques chiffres

81 % des Calédoniens surfent sur Internet (+19 points par rapport à 2011)

61 % sont présents sur les réseaux sociaux (contre 42 % en moyenne mondiale)

65 % des entreprises sont connectées (+ 17 points)

70 % des services publics ont un site internet

La filière numérique (2016) :

  • 210 entreprises
  • 1 850 emplois
  • Près de 58 milliards de chiffre d’affaires (40% réalisés par l’OPT)
  • 2,64 % du PIB (contre 6 % en moyenne dans les pays de l’OCDE)

Baromètre numérique : la méthode

Plusieurs enquêtes ont été conduites d’octobre 2017 à janvier 2018 auprès d’échantillons représentatifs de la population, des services publics, des entreprises et de la filière numérique de la Nouvelle-Calédonie :

  • 1 160 particuliers
  • 39 organismes publics et 31 communes
  • 1 178 entreprises
  • 103 entreprises de la filière numérique.

La marge d’erreur est inférieure à 6 %.

Une campagne de communication

Afin que les résultats du Baromètre soient partagés et servent au plus grand nombre, une campagne de communication relayée sur le web sera lancée vendredi 31 août 2018.

Les rapports sont disponibles en téléchargement ci-dessous, ainsi que sur les sites www.numerique.gouv.nc. et www.observatoire-numerique.nc.

 

 

 

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