Appels à idées pour la biodiversité

Appels à idées pour la biodiversité

04 mai 2021

Relations extérieures Environnement et énergie

Dix-neuf pays et territoires du Pacifique sont éligibles à l'Initiative Kiwa, dont les trois collectivités françaises : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna (© What Took You So Long | RESCCUE | SPC).

Dix-neuf pays et territoires du Pacifique sont éligibles à l'Initiative Kiwa, dont les trois collectivités françaises : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna (© What Took You So Long | RESCCUE | SPC).

La Nouvelle-Calédonie est éligible à l’Initiative Kiwa, mise en œuvre par l’Agence française de développement (AFD). Un nouvel appel à idées a été lancé pour financer et accompagner des projets régionaux en lien avec l’adaptation au changement climatique et la protection de la biodiversité. Les dossiers de candidature peuvent être déposés sur le site de l’Initiative Kiwa jusqu’au 15 septembre 2021.

Annoncée lors du sommet One Planet en 2017, l’Initiative Kiwa a été officialisée en mars 2020. Dotée d’un montant global de 4,2 milliards de francs, elle est financée par l’Union européenne, la France, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Dix-neuf pays et territoires océaniens sont éligibles aux aides proposées dont les trois collectivités françaises du Pacifique. « L’Initiative Kiwa vise à soutenir des projets qui mettent en œuvre des activités de conservation de la biodiversité pour l’adaptation au changement climatique à travers des solutions fondées sur la nature, détaille Bettina Lê, chargée de mission pour le secrétariat de l’Initiative Kiwa, basé au sein du bureau régional de l’AFD, à Nouméa. Il existe peu de fonds dédiés à cette thématique. L’un des enjeux est d’améliorer l’accès à ce type de financements, notamment en proposant un accompagnement technique aux porteurs de projets ».   

 

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Solutions fondées sur la nature

Après le succès du premier appel lancé l’année dernière, un deuxième appel à idées pour les projets régionaux a été ouvert en avril. Les autorités nationales et locales, les établissements publics, les organisations régionales et les organisations non gouvernementales peuvent y répondre à condition que leur dossier implique au moins deux pays ou territoires. Les aides octroyées varient de 180 à 600 millions de francs. Concrètement, les actions financées peuvent être des opérations de réintroduction d’espèces végétales endémiques, de lutte contre les espèces envahissantes ou l’érosion des côtes, des projets de gestion de pêche côtière… « Deux projets ont été sélectionnés et seront financés à la suite du premier appel à idées lancé en 2020. L’un d’eux, porté par la Communauté du Pacifique (CPS), réunit Fidji, Nauru, Tonga et les îles Salomon autour de la constitution d’un réseau de fermes pilotes en agriculture biologique », explique Ludovic Branlant, coordinateur de développement de projets pour l’Initiative Kiwa à la CPS. Partenaires, la Communauté du Pacifique et le Programme régional océanien pour l’environnement (PROE) peuvent apporter une assistance technique aux pays et territoires qui souhaiteraient déposer un projet régional.

Initiative Kiwa, infos pratiques

  • Appel à idées 2021 pour les projets régionaux : l’ensemble des informations et des documents pour candidater sont disponibles sur le site de l'Initiative Kiwa
  • La CPS et le PROE ont été mandatés pour  aider les pays et territoires éligibles à accéder aux fonds de l’Initiative Kiwa. Cet appui passe par l’organisation de sessions d’information, l’identification de projets, jusqu’à leur développement et leur suivi. Pour en savoir plus : site de la CPS

 

Subventions pour projets locaux

L’Initiative Kiwa comporte un autre type d’aides pour soutenir des projets à l’échelle locale. Les subventions peuvent aller de trois millions à 48 millions de francs. Coordonné par le bureau régional de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), basé à Fidji, un appel à projets devrait être publié courant juin 2021. Il sera ouvert aux autorités locales ou nationales, aux organisations de la société civile et communautaires et aux ONG locales et internationales.

Pour en savoir plus : site de l’UICN

 

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