Sensibiliser plutôt que sanctionner

Sensibiliser plutôt que sanctionner

11 décembre 2018

Sécurité civile et prévention

Pendant le stage, la DITTT proposait le parcours avec les lunettes simulant la perturbation de la vision et de l’équilibre quand on a bu.

Pendant le stage, la DITTT proposait le parcours avec les lunettes simulant la perturbation de la vision et de l’équilibre quand on a bu.

Dans le cadre de l’opération  « carton jaune », organisée par les services de l’État et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, un stage de sensibilisation à la sécurité routière a eu lieu le 1er décembre à Koné et le 8, à Nouméa. Une alternative à la sanction qui vise une prise de conscience et une responsabilisation des conducteurs.

Après le contrôle, place à la pédagogie. Au lieu de payer l’amende correspondant à leur infraction, près de 200 personnes au total ont préféré participer volontairement à ces matinées de sensibilisation aux risques routiers, animées par les services du gouvernement, les forces de l’ordre et les associations de sécurité routière. Ce choix leur a été laissé lors de contrôles routiers spécifiques menés par la Gendarmerie nationale, du 21 au 28 novembre, et la Police nationale, du 26 novembre au 3 décembre, pendant la première phase de l’opération « carton jaune ». Les délits visés ? Les dépassements de vitesse (uniquement jusqu’à 20 km/h au-dessus de la vitesse retenue), le non port de la ceinture de sécurité ou l’absence de dispositif adapté pour les enfants, le téléphone au volant et les infractions liées aux équipements (pneus lisses, film solaire, défaut d’éclairage, etc.).

Cinq ateliers

À l’école de Police de Normandie à Nouméa, les contrevenants ont été accueillis par Cynthia Ligeard, membre du gouvernement en charge de la sécurité routière, et Mathieu Doligez, le directeur de cabinet du haut-commissaire de la République, mais aussi par les forces de l’ordre qui devaient s’assurer de leur passage aux cinq ateliers programmés :

  • une séance de sensibilisation animée par la Gendarmerie et la Police nationale,
  • un exposé pratique de l’association de consommateurs UFC Que choisir sur l’état des pneus et l’importance d’être assuré,
  • le témoignage de personnes qui ont perdu des proches dans des accidents de la route avec l’association Antinéa,
  • un atelier sur le port de la ceinture de sécurité avec l’Association Prévention Routière,
  • une découverte des effets de l’alcool animée par les examinateurs du permis de conduire.  

Avant cela, la DITTT* avait présenté un état des lieux de l’accidentalité en Nouvelle-Calédonie et notamment un chiffre : 49 tués au 8 décembre 2018. « L’objectif est de faire prendre conscience que même les petites infractions peuvent avoir au final des conséquences dramatiques, explique Heidi Hénin, chargée de mission sécurité routière au gouvernement. Pour les participants, le message est passé. Certains ont fait de véritables découvertes et tous ont apprécié cette piqûre de rappel ». Une opération positive qui devrait être renouvelée.

* Direction des Infrastructures, de la topographie et des transports terrestres
Présentation par les services du gouvernement de l’accidentalité en Nouvelle-Calédonie et d’images choc de spots de prévention routière.

Présentation par les services du gouvernement de l’accidentalité en Nouvelle-Calédonie et d’images choc de spots de prévention routière.

 

À Koné, les stagiaires ont expérimenté un choc en voiture à vitesse réduite qui en a convaincu plus d’un de l’intérêt de porter sa ceinture de sécurité.

À Koné, les stagiaires ont expérimenté un choc en voiture à vitesse réduite qui en a convaincu plus d’un de l’intérêt de porter sa ceinture de sécurité.

 

Avec la participation de :

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