Rentrée 2026 : l’accès au transport et à la cantine et la lutte contre le harcèlement et le décrochage comme grandes priorités

Rentrée 2026 : l’accès au transport et à la cantine et la lutte contre le harcèlement et le décrochage comme grandes priorités

12 février 2026

Éducation et formation

conférence de presse rentrée scolaire 2026

Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée de l’enseignement, a animé une conférence de presse consacrée à la rentrée scolaire 2026, aux côtés de Didier Vin Datiche, vice-recteur et directeur général des enseignements, de Christelle Varney, directrice de l’Enseignement (DENC), Jean-François Nosmas, directeur du service de l’État de l’Agriculture, de la forêt et de l’environnement (DAFE) et Yannick Lerrant, directrice de la Maison de l’Étudiant (MDE). L’occasion d’évoquer les chiffres clés de la rentrée, ainsi que les nouveautés et les grandes orientations de cette année scolaire.

59 782 élèves sont attendus sur les bancs de l’école pour cette rentrée 2026 soit 23 053 élèves dans le premier degré public, 21 588 dans le second degré public, 6 880 élèves dans le premier degré privé et 8 261 élèves dans le second degré privé. Des effectifs qui s’inscrivent dans la tendance à la baisse observée depuis plusieurs années avec, par exemple, 4 666 élèves de moins dans le premier degré depuis 2012.

Pour la rentrée 2026, les acteurs de l’enseignement en Nouvelle-Calédonie ont fixé de grandes orientations afin de continuer à assurer leurs missions et ainsi :

  • garantir la réussite de tous ;
  • assurer la maîtrise des fondamentaux ;
  • prévenir l’illettrisme et l’innumérisme ;
  • promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons ;
  • améliorer la santé scolaire ;
  • lutter activement contre le décrochage.

Garantir l’accès à la cantine et aux transports

Afin de protéger le pouvoir d’achat des familles et de garantir à tous les élèves l’accès à ce service essentiel qu’est la cantine et ce, malgré la hausse des coûts, le gouvernement s’engage pour l’année 2026 à maintenir les tarifs de la restauration et de l’hébergement dans les établissements publics.

« Nous prévoyons une subvention de 25 millions de francs pour compenser la hausse du prix de la cantine dans nos établissements. Les familles ne subiront aucune augmentation et paieront la même somme qu’en 2024 », a précisé la membre du gouvernement Isabelle Champmoreau.

La question des transports a également été étudiée avec notamment la mise en place, en collaboration avec le syndicat mixte des transports urbains (SMTU), d’une ligne de bus entre Rivière-Salée et les Portes-de-Fer afin de faciliter le transport des élèves ayant été relocalisés à la suite de la destruction du collège de Rivière-Salée.

Par ailleurs, comme l’année dernière, le gouvernement prend en charge à partir de la rentrée, le transport des lycéens internes dans les établissements de la province Nord.

Poursuivre la reconstruction des établissements scolaires

En 2026, l’État finance la reconstruction et la rénovation d’un certain nombre d’établissements parmi lesquels :

  • Le lycée Pétro-Attiti : un montant de 441 millions de francs consacrés cette année à la reconstruction financé par l’État pour un montant total de 1,195 milliard de francs étalé jusqu’en 2028 ;
  • Le lycée de Touho : 77 millions de francs au titre du contrat de développement 2024-2027, pour la restructuration de l’internat (rénovation partielle de l’internat, stockage d’eau, sécurité incendie), dans le cadre d'une opération d'un montant global de 500 millions de francs ;
  • Le lycée Lapérouse : 75 millions de francs au titre du contrat de développement 2024-2027, cofinancé pour la construction d’un nouveau réfectoire et la restructuration de l’internat, dans le cadre d'une opération d'un montant global de 950 millions de francs.

Lutter contre le décrochage scolaire

En 2026, la lutte contre le décrochage scolaire fait encore partie des grandes priorités.

Dans le primaire, le projet d’un dispositif relatif à la prévention du décrochage scolaire axé sur le positionnement d’éducateurs spécialisés dès le cycle 3 (CM1 / CM2) est en cours d’élaboration. Le travail de lutte contre l’absentéisme est également renforcé avec une volonté de travailler en concertation avec les familles.

Pour le second degré, cette lutte s’appuie sur deux axes : la prévention pour les élèves scolarisés rencontrant des fragilités dès la sixième et la remédiation par le dispositif d’accompagnement éducatif en Nouvelle-Calédonie (DAENC). Il s’adresse aux jeunes de 16 à 18 ans sortis du système scolaire sans un diplôme de niveau 3 minimum souhaitant revenir en formation et aux élèves exclus définitivement sans solution.

« Notre objectif est de tracer ces élèves, de les recontacter et de faire en sorte qu’ils reviennent dans nos établissements scolaires pour bénéficier d’un accompagnement leur permettant d’obtenir leurs diplômes », a indiqué le vice-recteur Didier Vin-Datiche.

Des actions qui seront notamment accompagnées par des moyens humains supplémentaires.

« Dans le cadre de la mission interministérielle, le premier ministre a annoncé la mise à disposition en Nouvelle-Calédonie d’une centaine d’éducateurs spécialisés dans le décrochage scolaire », a annoncé Isabelle Champmoreau.

Lutter contre le harcèlement à l’école

Déjà prise en main depuis plusieurs années, la problématique du harcèlement en milieu scolaire reste une priorité en 2026.

« C’est une préoccupation légitime des familles et nous allons continuer à consolider notre politique en la matière », a assuré le vice-recteur.

En effet, depuis 2025, l’ensemble des établissements publics d’enseignement de la Nouvelle-Calédonie disposaient d’une équipe ressource formée, d’un protocole de traitement et d’actions de prévention opérationnelles.

Les perspectives 2026-2027 visent à renforcer la formation de niveau 2 des équipes ressources et à développer les dispositifs d’élèves ambassadeurs. Dans le premier degré, des formations spécifiques seront proposées en partenariat avec les provinces.

Continuer à renforcer les fondamentaux

À la rentrée 2026, les actions engagées pour la maîtrise des savoirs fondamentaux se poursuivent dans le premier et le second degré.

« Il s’agit d’un grand chantier. Cette année pour le premier degré, nous avons mis l’accent sur la formation continue des enseignants avec notamment la mise en place avec l’Université de la Nouvelle-Calédonie d’un DU Maths Expert pour amener nos enseignants à être plus performants auprès des élèves dans cette matière », a indiqué la directrice de l’enseignement Christelle Varney.

À cela s’ajouteront :

  • des modules de renforcement en mathématiques ;
  • un accent mis sur le plaisir de lire pour un meilleur apprentissage du français ;
  • une part essentielle donnée à l’enseignement scientifique.

Dans le second degré, les efforts se poursuivent avec des actions s’articulant sur la période clé du passage entre le primaire et le collège. Cette politique se décline à travers des actions concrètes portant sur la lecture, la numération, la maîtrise de la langue, ainsi que sur la prévention de l’illettrisme et de l’innumérisme.

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