Engagement conjoint pour une agriculture durable

Engagement conjoint pour une agriculture durable

13 août 2018

Environnement et énergie

La réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires et un plan de développement du bio sont au cœur du protocole d’engagement signé entre le gouvernement et la Chambre d’agriculture.

La réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires et un plan de développement du bio sont au cœur du protocole d’engagement signé entre le gouvernement et la Chambre d’agriculture.

A l’occasion de la Foire de Bourail, vendredi 10 août, Nicolas Metzdorf, membre du gouvernement en charge de l’agriculture, et Gérard Pasco, président de la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie, ont signé un protocole d’engagement. Celui-ci porte sur la mise en place d’un plan Écophyto-NC au service des agriculteurs et des consommateurs, et d’un plan « Ambition Bio 2019 ».

La pérennisation et le développement de l’agriculture calédonienne passent par l’accélération des démarches de progrès dans le domaine de la protection des végétaux. Face aux enjeux de sécurité alimentaire, le gouvernement se mobilise, au côté des agriculteurs, pour lancer un plan éco-phytosanitaire à l’échelle du territoire afin de garantir davantage la qualité de nos produits. Parallèlement, il s’agit de permettre à la filière de l’agriculture biologique, qui peine à satisfaire les besoins, de se développer.

C’est ainsi qu’un protocole d’engagement a été signé, vendredi 10 août, sur le site symbolique de la Foire de Bourail, entre Nicolas Metzdorf, membre du gouvernement en charge de l’agriculture, et Gérard Pasco, président de la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie. Cet engagement commun associe les deux démarches complémentaires : un plan coordonné pour la réduction et l’amélioration de l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’agriculture, et un plan « Ambition Bio 2019 ».

Accompagner les agriculteurs

Le plan Ecophyto-NC illustre la mobilisation du gouvernement et des acteurs du monde rural en faveur d’une agriculture durable et moins dépendante des produits phytosanitaires à usage agricole (PPUA). Ce plan doit, à partir d’objectifs fixés conjointement par la société civile, le monde agricole, la recherche agricole et les collectivités, permettre la mise en place d'actions et de moyens pour accompagner les agriculteurs dans la mise en œuvre de systèmes de production performants, économes en pesticides et adaptés à la Nouvelle-Calédonie.

Parmi ces moyens : la mise au point et l’évaluation d’alternatives variétales, biologiques et mécaniques ; l’information et la diffusion des résultats à travers un réseau de fermes pilotes ; la généralisation du contrôle de l’ensemble des pulvérisateurs utilisés pour l’application des produits phytosanitaires ; ou encore l’évaluation et le suivi de l’efficacité des PPUA utilisés, ainsi que des résistances des ravageurs des cultures.

Un plan stratégique pour le bio

Le plan de soutien à l’agriculture biologique doit, de son côté, permettre de construire « une vraie politique de l’agriculture biologique », appuie Nicolas Metzdorf, alors que le bio ne représente aujourd’hui que 1 % de la production agricole calédonienne. « Le bio doit passer dans une nouvelle ère, celle de la productivité et du rendement », fait valoir le membre du gouvernement. Pour ce faire, un plan stratégique de développement de l’agriculture biologique doit être co-construit. Ce plan passe par un travail préalable de recensement des propositions des acteurs de la filière et d’analyse des leviers de développement. Une phase d’étude sera ensuite proposée à tous les acteurs concernés : DAVAR, Agence rurale, provinces, CANC, CPS, association Biocaledonia, groupement des agriculteurs biologiques de Nouvelle-Calédonie (GAB), organisations professionnelles agricoles, Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique (OCEF), entreprises agroalimentaires, distributeurs, représentants de la société civile et des consommateurs.

 

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