Un expert de la sécurité routière en visite sur le Caillou

Un expert de la sécurité routière en visite sur le Caillou

14 mars 2019

Sécurité civile et prévention

À la DITTT, Jean Todt a testé le simulateur d’accident autochoc.

À la DITTT, Jean Todt a testé le simulateur d’accident autochoc.

Jean Todt, président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et envoyé spécial auprès du secrétaire général des Nations Unies pour la sécurité routière était en visite en Nouvelle-Calédonie les 11 et 12 mars. L’occasion de rencontrer les acteurs de la sécurité routière en compagnie de Cynthia Ligeard, membre du gouvernement en charge du secteur.

Au premier jour de son déplacement, Jean Todt s’est rendu à la direction des Infrastructures, de la topographie et des transports terrestres (DITTT) où il a pu échanger avec les équipes de la sécurité routière qui lui ont notamment présenté le Sécuribus. Ce véhicule, équipé d’un éventail d’outils pédagogiques (simulateur d’accident, sensibilisation alcool, etc.), permet aux agents de la DITTT, en collaboration avec les forces de l’ordre et les associations, de sensibiliser le grand public par des messages de prévention aux risques routiers. Dans l’après-midi, le président de la FIA a enchaîné avec une rencontre du conseil permanent de la sécurité routière qui réunit les acteurs du secteur (État, gouvernement, forces de l’ordre, associations…). « La multiplication des échanges doit faire bouger les mentalités », a assuré celui qui est aussi depuis 2015 l’envoyé spécial auprès du secrétaire général des Nations Unies pour la sécurité routière.

Jean Todt avec les membres du conseil permanent de la sécurité routière le 11 mars.

Jean Todt avec les membres du conseil permanent de la sécurité routière le 11 mars.

 

 

Éducation et répression

 

 

Pour Cynthia Ligeard, la venue de cet invité de marque permet à la Nouvelle-Calédonie de « bénéficier d’une expertise internationale » et « de donner du poids » aux messages portés par le gouvernement et ses partenaires. « Aujourd’hui, nous avons une véritable communauté de la sécurité routière qui a travaillé de concert à l’élaboration du plan de sécurité routière 2019-2021 et qui adhère à la vision zéro mort sur nos routes d’ici à 25 ans, a rappelé la membre du gouvernement. Cette visite va nous donner un nouvel élan ».

Pour l’ancien copilote de rallye et patron de Ferrari, la sécurité routière repose sur deux piliers : l’éducation et la répression. « Si le gouvernement décide que dans toutes les écoles, il doit y avoir un enseignement réservé dès le plus jeune âge à la sécurité routière, les choses changeront », a-t-il insisté. Défaut de permis de conduire, excès de vitesse, consommation d’alcool au volant, non port du casque et de la ceinture de sécurité sont autant de problématiques à résoudre. Et pour cela, « il faut être capable de sévir, n’a pas hésité à lancer Jean Todt. La peur du gendarme peut être quelque chose de positif ». Celui qui a impulsé le lancement de la campagne mondiale de la FIA de sécurité routière « 3 500 lives » (« 3 500 vies ») s’est montré satisfait de voir que tous les acteurs calédoniens prennent le sujet à bras-le-corps, tout en les invitant à « aller plus vite ».

Le plan de sécurité routière 2019-2021

Le 20 février, le Congrès a adopté la délibération relative au plan triennal de sécurité routière de la Nouvelle-Calédonie pour la période 2019-2021. Issu d’un cycle de rencontres organisé en août 2018, entre l’ensemble des acteurs de la sécurité routière en Nouvelle-Calédonie et quatre experts d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de Métropole, ce plan vise un objectif ambitieux : zéro mort sur nos routes d’ici à 25 ans.

Il porte des valeurs : respect, partage, responsabilité et exemplarité et s’appuie sur des outils : des indicateurs de performance à mettre en place, la définition du rôle de chacun et une approche intégrée (des routes plus sûres, des vitesses plus sûres, des véhicules plus sûrs et des usagers responsables). Ce plan décline ensuite une partie plus opérationnelle pour les trois prochaines années, avec des mesures concrètes.

Parmi elles :

  • la mise en place du contrôle technique périodique  obligatoire,
  • une augmentation de 10 % des contrôles routiers,
  • une étude complète des accidents de la route sur les cinq dernières années,
  • une mise en cohérence de la vitesse maximale autorisée par rapport à la qualité des tronçons.

 

 

 

 

 

 

 

 

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