Des travaux pour le développement du Port

2,6 milliards de francs, c'est le montant des travaux de construction du poste n° 8 dans le prolongement du quai de commerce du Port autonome.

2,6 milliards de francs, c'est le montant des travaux de construction du poste n° 8 dans le prolongement du quai de commerce du Port autonome.

Le chantier d'extension du quai de commerce dans la grande rade du Port autonome à Nouméa bat son plein. Une visite s'est déroulée le 24 avril en présence notamment de Gilbert Tyuienon, membre du gouvernement chargé des infrastructures publiques et du transport maritime et terrestre.

Inscrit dans le plan décennal du Port autonome de Nouvelle-Calédonie (PANC), ce programme d'aménagement représente un investissement de 20 milliards de francs. La première phase, actuellement en cours, concerne la construction d'un huitième poste de 250 mètres de long portant la longueur totale du quai de commerce à un kilomètre. Sa livraison est prévue au premier semestre 2019. Dans la foulée, cette réalisation sera suivie du dragage du chenal d'accès dans la grande rade. « Ces travaux sont d'une importance capitale pour la Nouvelle-Calédonie. Il s'agit d'augmenter les capacités du port afin de ne pas se mettre à l'écart du trafic maritime mondial où la taille des cargos est de plus en plus importante », souligne Gilbert Tyuienon, qui préside également le conseil d'administration du PANC.

Deux mètres de plus de tirant d'eau

En effet, comme l'explique Christophe Chacun, directeur adjoint du Port autonome, « avec les travaux de dragage, des navires de 12,50 m de tirant d'eau pourront accoster indépendamment des conditions de marée. Le quai sera en mesure d'accueillir des bateaux de 250 m, déplaçant 50 000 à 80 000 tonnes, et des grues jusqu’à 400 tonnes, et offrira 18 000 m2 de terre-pleins destinés à la manutention portuaire. C'est l'opération la plus importante depuis la construction du quai dans les années 1970 ».

Un terminal de croisière

Autre bénéfice ? L'allongement du quai de commerce va permettre « de libérer quatre hectares pour l'activité de croisière », poursuit l'ingénieur. Les paquebots au-delà de 260 m, qui ne peuvent pas "toucher" dans la petite rade et doivent cohabiter actuellement avec les porte-conteneurs, bénéficieront enfin d'une zone d'accueil digne de ce nom. L’opération complète comprend l'aménagement d'un poste à quai dédié, d’une gare maritime, de terre-pleins affectés au transport des passagers, de voies de desserte et de liaison avec la ville. L’ouverture de ce terminal est programmée pour fin 2019.

 

Les membres de la commission des ports autonomes de l'UPF ont participé à la visite de chantier, aux côtés de Gilbert Tyuienon, de la direction et d'une partie du CA du Port autonome.

Les membres de la commission des ports autonomes de l'UPF ont participé à la visite de chantier, aux côtés de Gilbert Tyuienon, de la direction et d'une partie du CA du Port autonome.

 

Rencontre des directeurs des ports ultramarins

La visite de chantier était organisée dans le cadre de la réunion des membres de la commission des ports d'outre-mer de l'Union des ports de France (UPF), qui se tient cette année en Nouvelle-Calédonie du 23 au 27 avril. Cette instance de concertation et d'échanges est composée des directeurs des ports de Guyane, Réunion, Martinique, Guadeloupe, Nouvelle-Calédonie, Saint-Martin et Polynésie française. Hervé Martel, le président de l'UPF qui fait partie du déplacement, précise l’intérêt de ces rencontres : « les ports ultramarins partagent les mêmes problématiques de capacité, de modèles financiers, de coordination entre les acteurs, d'environnement... Ces réunions techniques permettent de faire un partage d'expériences et de découvrir des configurations nouvelles notamment lors de visites d'infrastructures et de chantiers emblématiques comme aujourd'hui ». 

 

Gilbert Tyuienon et Hervé Martel.

Gilbert Tyuienon et Hervé Martel.