Ciné, expos et spectacles au Médipôle

09 octobre 2017

Culture Santé et social

Vendredi 6 octobre, le niveau 1 de la “colonne culturelle” a accueilli Nivane et ses violons tziganes.

Vendredi 6 octobre, le niveau 1 de la “colonne culturelle” a accueilli Nivane et ses violons tziganes.

Dans le grand hall, le long d’un couloir, à l’intérieur des salles de soins ou au cœur d’espaces dédiés, « Empreintes », le projet artistique et culturel porté par le gouvernement pour le Médipôle, poursuit son intégration au sein du CHT. Une chargée d’action vient même d’être recrutée. La semaine dernière, un dispositif partenarial lié à la musicothérapie a été inauguré. Les projets ne manquent pas…

La « colonne culturelle » du Médipôle. Elle se situe entre les pôles mère-enfant et chirurgie et se décline sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, le long couloir sert d’espace d’exposition temporaire. Quarante porte-vues nourris par les photos ou affiches exposées au même moment dans l’allée centrale du centre culturel Tjibaou. Au 1er étage, la future médiathèque, avec 2 000 livres mis à disposition des patients, un coin lecture, une ludothèque et un bibliothécaire en provenance de Bernheim, dont la mise en service est prévue pour 2018. Et au 2e niveau, l’espace « Cinévasion » où, pour la première année de programmation, seront présentés, sur grand écran, 24 documentaires et courts-métrages calédoniens ainsi qu’une trentaine de films pour enfants sélectionnés au box-office international par “madame cinéma”, Delphine Ollier. Un espace également dédié aux spectacles vivants, qui sera bientôt équipé de vrais sièges de théâtre.

Un rôle d’interface

Autant d’outils créés et de lieux de diffusion aménagés pour l’introduction et la pratique de la culture à l’hôpital, « qu’il fallait utiliser intelligemment tout au long de l’année », comme l’indique Gilbert Bladinières, chargé de mission pour le projet artistique et culturel du Médipôle. « C’est pour cela que nous avons recruté une responsable de l’action artistique et culturelle, dont la mission est de faire vivre ces espaces, de communiquer autour des actions et des projets, et de travailler en relation avec les services et les associations ».

L’heureuse élue s’appelle Liliane Tauru, éditrice, conteuse…, longtemps à la tête de la médiathèque du centre culturel Tjibaou. « Elle a été choisie pour ses compétences, son expérience, ses qualités d’écoute et de dialogue. C’est à l’évidence la bonne personne pour mener à bien un tel travail avec un public “sensible” », assure Gilbert Bladinières. Depuis son arrivée, Liliane crée du lien, joue l’interface. Entre services et directions de l’hôpital, associations de soignants, partenaires et artistes. « J’ai développé en peu de temps un programme d’une certaine cohérence jusqu’à la fin de l’année dont l’objectif est d’habituer l’hôpital à ce genre d’interventions artistiques et culturelles et à une fréquence régulière », indique l’intéressée.

Respecter les contraintes médicales

Au programme, très éclectique, du mois d’octobre, un spectacle de violons tziganes, les histoires racontées aux petits par Marie M., la diffusion d’images sous-marines, des danses traditionnelles futuniennes et, chaque mardi à 16 h au Cinévasion, la projection de films pour enfants (Le livre de la jungle, Le magicien d’Oz…).

Liliane a-t-elle dû batailler pour intégrer l’art et la culture dans les coursives et salles du Médipôle ? Ou bien l’encadrement était-il déjà acquis à cette cause ? « Gilbert travaille sur ce projet depuis trois ans, répond-elle. Beaucoup de choses ont donc déjà été réalisées, en parfaite harmonie avec la direction. La principale difficulté reste qu’il faut rassurer les personnels médicaux sur le fait qu’on est tout à fait conscients de leurs contraintes, de soins et d’hygiène, mais aussi de bâtiment, de bruit, de sécurité. À nous de ne pas interférer, de bien rentrer dans le cadre à respecter ».

 

Gilbert Bladinières, chargé de mission pour le projet artistique et culturel du Médipôle, et Liliane Tauru, responsable de l’action artistique et culturelle. © Eric Dell’Erba

Gilbert Bladinières, chargé de mission pour le projet artistique et culturel du Médipôle, et Liliane Tauru, responsable de l’action artistique et culturelle. © Eric Dell’Erba

 

 

 

 

Pour la première année de programmation, plus de 50 films seront projetés à l’espace Cinévasion.

Pour la première année de programmation, plus de 50 films seront projetés à l’espace Cinévasion.

 

 

 

 

 

Déjà livré

  • Sculptures dans le Jardin des traversées, fresques dans les patios des urgences, tableaux sur les murs des salles d’attente, décorations du pôle mère-enfant, de l’unité douleur ou du centre de radiothérapie… pas moins de 428 pièces et œuvres d’art contemporain (pour plus de 200 projets distincts) sont recensées au Médipôle.
  • Grand hall : à l’exposition Identité de Stéphanie Wamytan, a succédé fin juin La saison des baleines de Mathieu Venon.
  • Au niveau rez-de-jardin, entre les pôles chirurgie et mère-enfant : Kaneka, un air du pays, série de 40 affiches sur le kaneka, a remplacé fin juin la première expo accrochée en novembre 2016 et consacrée à la fête du Toka à Tanna (photos de Pierre-Alain Pantz).

Toujours en partenariat avec le centre culturel Tjibaou, l’expo suivante, annoncée pour la seconde quinzaine de novembre, portera sur la Grande case kanak.

 

© Eric Dell’Erba

© Eric Dell’Erba

 

 

 

Le 1 % artistique

Sous l’impulsion de Philippe Dunoyer, qui, au gouvernement, était alors (notamment) en charge du suivi et de la coordination de la construction du Médipôle de Koutio, puis sous l’égide de Bernard Deladrière, la Nouvelle-Calédonie a souhaité appliquer au nouvel établissement de soins le principe du 1 % artistique qui consiste, dans les hôpitaux nationaux, à promouvoir l’art contemporain dans les constructions publiques en consacrant un pourcentage (plafonné) du coût de la construction à la création et à l’installation d’œuvres : sculpture, peinture, design, signalétique, etc.

Ainsi est né « Empreintes », projet artistique et culturel du Médipôle, doté d’une double mission : commander, acquérir et installer des œuvres d’art dans différents services, zones ou jardins de l’hôpital, et, sous la responsabilité du cabinet de Déwé Gorodey, membre du gouvernement notamment en charge de la culture, garantir la conduite d’une politique culturelle et artistique avec programme, objectifs et espaces dédiés.

 

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