Une formation internationale sur la leptospirose

La leptospirose est une maladie grave provoquée par une bactérie qui se développe dans l’urine de certains animaux, tels que les rongeurs, polluant l’eau des creeks et les sols humides.

La leptospirose est une maladie grave provoquée par une bactérie qui se développe dans l’urine de certains animaux, tels que les rongeurs, polluant l’eau des creeks et les sols humides.

L’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie et la Communauté du Pacifique organisent, du 13 au 17 novembre, un atelier régional de formation sur la leptospirose. Près de 20 apprenants originaires des pays de la région (Fidji, Vanuatu, Tonga, etc.), de Nouvelle-Calédonie, du Vietnam, du Myanmar et du Cambodge assistent à cet atelier dans le but de parfaire leurs connaissances sur cette maladie à l’origine de 60 000 décès par an dans le monde.

Chaque année, plus d’un million de cas de leptospirose sont recensés dans le monde, notamment en Océanie qui est la région la plus touchée. Conjuguée aux phénomènes climatiques exceptionnels engendrés par le réchauffement global et souvent à l’origine d’épidémies, cette tendance pourrait s’accentuer. Pour se préparer à cette possibilité, l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie (IPNC) et la Communauté du Pacifique (CPS) organisent cette semaine un atelier consacré à cette maladie, à l’intention des acteurs de santé des pays de la région. Treize états et territoires insulaires océaniens ainsi que trois pays asiatiques ont répondu présents à l’invitation.

Le coup d’envoi de la formation a été donné lundi 13 novembre, à la CPS, en présence de la membre du gouvernement en charge de la santé Valentine Eurisouké, du directeur général de l’IPNC le docteur Vincent Richard et du directeur général adjoint de la CPS Cameron Diver.

 

Valentine Eurisouké a prononcé un discours d’ouverture.

Valentine Eurisouké a prononcé un discours d’ouverture.

 

 

22 participants venus d’Océanie et d’Asie

À la fois théorique et pratique, ce cours vise à renforcer les connaissances sur l’épidémiologie de la leptospirose, à sensibiliser les professionnels de santé et à améliorer la confirmation biologique des cas en formant les participants  aux différentes méthodes de diagnostic en laboratoire.

Il s’inscrit également dans la redéfinition des missions de l’IPNC (menées en octobre 2016) qui prévoyaient « le développement de formations en lien avec son expertise et ciblant les priorités de santé publique de la Nouvelle-Calédonie et du Pacifique », a rappelé Valentine Eurisouké. « C’est un engagement aujourd’hui tenu, a indiqué le directeur de l’institut. Ce cours doit nous permettre de partager nos compétences avec les pays de la région, de renforcer nos liens et de développer un réseau d’experts sur des sujets tels que la leptospirose qui reste encore une maladie touchant les populations les plus vulnérables. »

Plusieurs experts formateurs d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de Nouvelle-Calédonie et de France assisteront les organisateurs de l’IPNC et de la CPS pendant cette semaine. Le financement de l’opération est assuré avec le concours de l’Institut Pasteur, du Fonds Pacifique, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, du ministère australien des Affaires étrangères et du commerce, et de deux sociétés privées pour les cours pratiques.

 

 

Les participants à la formation sur la leptospirose organisée par l’IPNC et la CPS.

Les participants à la formation sur la leptospirose organisée par l’IPNC et la CPS.

 

La leptospirose

Cette maladie grave, parfois mortelle, est due à des bactéries, les leptospires, qui se développent dans l’urine des rongeurs, porcs, chiens, bovins, cerfs, etc. L’urine de ces animaux contaminés pollue l’eau (mares, creeks, rivières, citernes, etc.) et les sols humides.

On contracte en général la leptospirose par contact avec les eaux et les sols contaminés.

L'incubation peut aller de deux à vingt et un jours. Les symptômes les plus fréquents sont : fièvre élevée d’apparition brutale (en général supérieure à 39°C), douleurs musculaires, articulaires, abdominales et forts maux de tête. La maladie peut s'aggraver quelques jours après les premiers signes et s'étendre aux méninges, au foie, aux reins, aux poumons, etc. Le traitement d’une leptospirose (avant complications) repose sur la prise d’antibiotiques.

 

Mesures de lutte :

  • limiter la pullulation des rongeurs : conserver les aliments dans des boîtes fermées, éliminer les ordures ménagères aux alentours des habitations, ramasser les fruits tombés des arbres, voire dératiser ;
  • limiter l’exposition de la peau nue ou des muqueuses à l’eau sale, notamment lors des crues et des inondations ;

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