« Les 1 000 premiers jours de vie », une période clé

« Les 1 000 premiers jours de vie », une période clé

28 novembre 2022

Santé et social

Le séminaire était adressé aussi bien au grand public qu’aux professionnels.

Le séminaire était adressé aussi bien au grand public qu’aux professionnels.

Un séminaire « Les 1000 premiers jours de vie et la violence intrafamiliale, quels impacts sur le devenir de l’enfant ? » était organisé le mercredi 23 novembre à l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC). Porté par Isabelle Champmoreau, vice-présidente du gouvernement chargée de questions liées à la famille et de la lutte contre les violences conjugales, l’événement s’est déroulé en présence du haut-commissaire de la République, Patrice Faure.

L’amphi 400 de l’UNC était plein à l’occasion du séminaire intitulé « Les 1000 premiers jours de vie et la violence intrafamiliale, quels impacts sur le devenir de l’enfant ? ». Organisé par la vice-présidente du gouvernement Isabelle Champmoreau, il intègre un programme global de rencontres qui a débuté en septembre 2022 par un colloque dédié à la « levée du secret médical face à des situations de violences ».

« L’angle que nous avons choisi cette année est le fruit des réflexions du Grenelle contre les violences conjugales lancé fin 2019, a indiqué Isabelle Champmoreau. Nous devions mettre l’accent sur l’accompagnement et la prise en charge des enfants qui sont témoins et/ou victimes de violences dans le cadre familial ou conjugal. On parle souvent des auteurs et des victimes adultes. On n’oublie pas les enfants, mais on minimise souvent les conséquences que peuvent avoir ces violences sur eux. »

L’importance des 1 000 premiers jours de vie

On sait aujourd’hui que les trois premières années de la vie sont déterminantes, non seulement pour le développement de l’enfant, mais aussi pour la santé globale de l’adulte qu’il deviendra. Ainsi, le concept lancé par l’Unicef des « 1000 premiers jours » (qui va de la conception aux deux premières années de l’enfant) permet d’envisager une approche globale de la santé de la mère et de l’enfant pour promouvoir des environnements favorables au développement harmonieux du fœtus et du nouveau-né.

Si cette notion est intégrée aux politiques de santé nationales et locales, c’est aussi un concept scientifique. En effet, elle met en évidence une période clé pour le développement de l’enfant. Pendant cette période, le cerveau de l’enfant se développe plus qu’à tout autre moment. Les 1000 premiers jours, c’est aussi un temps de bouleversements et de vulnérabilités, au cours duquel l’enfant est particulièrement sensible à son environnement et aux évènements de vie.

Pour les parents, c’est aussi un temps de profonds changements, qui peuvent être sources de fatigue et d’émotions négatives. L'arrivée du premier enfant peut malheureusement voir débuter ou s’accentuer des violences conjugales dans un phénomène d’emprise.

Informer le grand public

Pour ces raisons, le séminaire a été pensé afin d’informer le grand public et les professionnels sur les effets dévastateurs des violences conjugales et intrafamiliales que subissent les enfants victimes et/ou témoins pendant la période des 1000 jours de vie.

Des experts sont intervenus pour communiquer sur l’aspect essentiel de cette période de vie de l’individu, pour sensibiliser les participants et les professionnels à l’importance du dépistage et de l’intervention précoce et enfin de mettre le doigt sur les difficultés actuelles de prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité.

 

Le séminaire a été ouvert par un discours de la vice-président Isabelle Champmoreau.

Le séminaire a été ouvert par un discours de la vice-président Isabelle Champmoreau.

 

Le réseau « Naître en Nouvelle-Calédonie », partenaire de l’évènement

Le réseau de santé périnatale « Naître en Nouvelle-Calédonie » a été créé en 2006. Il s'agit d'une association regroupant divers professionnels de santé œuvrant autour de la femme enceinte et du nourrisson. Elle est financée par l'Agence sanitaire et sociale de Nouvelle-Calédonie (ASS NC), par la direction des Affaires sanitaires et sociales de la Nouvelle-Calédonie (DASS NC) et par les trois provinces. Le réseau a pour objectif principal de participer à l'amélioration de la qualité de la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés. Il vise par ailleurs à améliorer la connaissance épidémiologique des maladies prises en charge, en favorisant le recueil d'informations.

Plus de 150 professionnels sont à ce jour adhérents au réseau. Les établissements publics hospitaliers de Nouvelle-Calédonie (centre hospitalier territorial Gaston-Bourret, centre hospitalier du Nord), les cliniques et les maisons maternelles en font également partie.