Les mandarines aptes au service

Couleur mandarine, les auxiliaires de sécurité civile, formés au CISE de Koutio, ont reçu leur diplôme le 8 septembre.

Couleur mandarine, les auxiliaires de sécurité civile, formés au CISE de Koutio, ont reçu leur diplôme le 8 septembre.

Une cérémonie de fin de formation a été organisée pour les auxiliaires de sécurité civile qui vont venir renforcer les moyens de prévention et de lutte contre les feux de forêts. Ce dispositif, mis en en œuvre par le gouvernement, est piloté par la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR).  

À l'appel de leur nom, les jeunes sortent du rang pour recevoir leur diplôme de fin de formation, parfois des mains de leur futur référent : chef de corps de la caserne de Dumbéa, agent de la direction de l'Environnement (DENV) de la province Sud ou encore directeur de la Sécurité civile. Ils seront 71 en tout, déployés sur 22 communes, à arborer fièrement pendant les six prochains mois le tee-shirt couleur mandarine des auxiliaires de sécurité civile. Déjà activée l'année dernière, cette opération vise un double objectif. « D'abord, effectuer de la prévention des risques majeurs : cyclones, tsunamis, dengue, et surtout feux de forêts à l'approche du début de la saison. Ensuite, il s'agit de mobiliser la jeunesse par le service civique universel d’État qui est un engagement volontaire et citoyen encore peu utilisé en Nouvelle-Calédonie », explique le directeur de la DSCGR, Éric Backès.  

 

Éric Backès, directeur de la DSCGR, remet un diplôme.

Éric Backès, directeur de la DSCGR, remet un diplôme.

 

 

Une promotion motivée

Du 4 au 8 septembre, les stagiaires répartis sur trois sites – Koné, RSMA de Koumac et Centre international sport et expertise (CISE) de Koutio – ont étés formés aux premiers secours, à la prévention des risques majeurs, aux procédures d'alertes, etc. De quoi pouvoir exercer leur mission de “guetteur de feux” (43 jeunes) ou d'“opérateur feux de forêts” (28 jeunes). Céline Barré, responsable du projet à la DSCGR, revient sur cette deuxième promotion. « Les jeunes ont fait preuve de beaucoup de motivation et d'assiduité. Cette année, il y a eu une phase de présélection pendant le recrutement réalisé avec le concours des MIJ (Mission d'insertion des jeunes) Nord et Sud, à laquelle la DSCGR a participé. Le résultat est là. Les auxiliaires sont prêts à rendre service dans les lieux où ils seront affectés. »

Une première mission, renouvelable dans une limite d'un an et demi, qui peut susciter des vocations. « Sur les 69 auxiliaires de sécurité civile engagés l'année dernière, 24 sont devenus sapeurs-pompiers volontaires ou ont entamé les démarches pour l'être », souligne Céline Barré. 

 

Quatre modules de formation ont été dispensés : prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1), prévention des risques majeurs, guetteur de feux de forêts et opérateur feux de forêts.

Quatre modules de formation ont été dispensés : prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1), prévention des risques majeurs, guetteur de feux de forêts et opérateur feux de forêts.

 

 

 

Un partenariat État/Nouvelle-Calédonie

Le service civique universel repose sur une convention établie entre la direction de la Jeunesse et des sports de Nouvelle-Calédonie (DJS-NC), agissant pour le compte de l’Agence nationale du service civique, la Nouvelle-Calédonie et le volontaire. « Entre 2010 et 2016, environ 200 missions de service civique ont été réalisées. Avec les auxiliaires de sécurité civile, nous avons créé 140 missions en seulement deux ans ! », se félicite Éric Backès. L’État assure à 81 % l'indemnisation des auxiliaires, âgés de 18 à 25 ans. De son côté, le gouvernement finance le complément, ainsi qu'une couverture sociale, la formation et l'équipement du volontaire. Coût de l'opération : environ 30 millions de francs.

 

Les mandarines aptes au service

 

Témoignages

Jacintha, 21 ans

« Sensibiliser les gens aux risques majeurs m'intéressait et comme j'avais du mal à trouver du travail, j'ai profité de cette mission qui sera un “plus” pour moi. Je vais intégrer le centre d'incendie et de secours du Mont-Dore. Mon rôle sera aussi de surveiller les départs de feux et de recevoir les appels. Je souhaiterais ensuite devenir pompier volontaire. »

 

Léon, 23 ans

« Pendant la formation, nous avons créé des liens, comme une petite famille ! Je commence dès lundi à la province Sud. Avec d'autres auxiliaires, nous allons accompagner des agents de la DENV pour faire de la prévention auprès de la population. C'est un engagement qu'il ne faut pas prendre à la légère. Nous travaillons avec des collectivités. Porter cette tenue, c'est quelque chose de fort. Mon objectif serait d'être pompier professionnel. »

 

 

 

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