Le nouveau bac se précise

Le nouveau bac se précise

14 février 2020

Éducation et formation

Les élèves de première, qui feront leur rentrée lundi, passeront cette année les premières épreuves communes de contrôle continu qui participeront à leur note finale du bac.

Les élèves de première, qui feront leur rentrée lundi, passeront cette année les premières épreuves communes de contrôle continu qui participeront à leur note finale du bac.

Après les classes de seconde l’an dernier, la réforme du lycée concernera cette année tous les élèves de première qui étrenneront  le  bac "nouvelle formule" en 2021.

L’application de la réforme nationale des lycées d’enseignement général et technologique se poursuit en Nouvelle-Calédonie. Décidée par l’État le 14 février 2018, la réforme modifie l’examen, mais aussi l’organisation du lycée et notamment celle de ses enseignements. Exit les séries L, ES et S en voie générale. Place à des parcours choisis par chaque lycéen. Trois types d’enseignements sont désormais proposés : un tronc commun de savoirs fondamentaux, des enseignements de spécialité choisis dès la fin de la seconde parmi l’offre du lycée (trois en première, réduites à deux en terminale) et des enseignements optionnels.

Plus de 60 combinaisons possibles

« Les spécialités proposées permettent un large panachage, explique le vice-recteur Érick Roser. Elles offrent la possibilité aux élèves de colorer leur parcours selon leurs envies, leurs affinités, leurs projets... »

Dès la rentrée dernière, les élèves de seconde, qui seront les premiers à présenter le "nouveau bac" en 2021, ont été préparés à ce parcours jalonné de choix puisque plus de 60 parcours sont possibles en Nouvelle-Calédonie. Fin 2019, ces lycéens ont déposé leurs vœux, en prévision de leur année de première qui débutera lundi 17 février.

Côté logistique, la gestion des emplois du temps a représenté un défi de taille pour les établissements. D’autant que si les élèves ont été invités à choisir leurs spécialités parmi celles proposées par leur lycée d’origine (sept choix existent dans chaque lycée), tous les établissements n’ont pas la même offre. Des solutions intermédiaires ont dû être trouvées afin de satisfaire tout le monde. Un dispositif d’enseignement à distance est notamment en cours de développement. 

Contrôle continu

L’autre impact de la réforme porte sur l’organisation du baccalauréat. « De 12 à 16 épreuves obligatoires, il n’y en aura plus que cinq, commente le vice-recteur. Et pour que le bac ne soit plus seulement un examen de fin d’année, un contrôle continu (représentant 40 % de la note finale, ndlr) est instauré avec des moments clés d’évaluation, en première et en terminale. »

Concrètement, les élèves en première cette année passeront, fin juin et fin octobre, des épreuves communes de contrôle continu sur le tronc commun. Les sujets seront puisés dans une banque nationale de sujets validés par l’inspection générale. Les corrections des copies seront anonymes et effectuées par un professeur qui n’est pas celui de l’élève, et les notes feront l’objet d’une harmonisation académique. Ceci afin de « garantir la valeur nationale du diplôme, le principe d’égalité entre les élèves et l’objectivité des corrections des copies », souligne Érick Roser.

Érick Roser, vice-recteur directeur général des enseignements.

Érick Roser, vice-recteur directeur général des enseignements.

 

Les fondamentaux de la réforme

La personnalisation des parcours :
- un socle d’enseignements généraux (15 heures) ;
- trois enseignements de spécialité (12 heures) choisis dans l’offre du lycée ;
- une plus grande exigence des programmes pour une meilleure préparation à l’enseignement supérieur.

La note finale au bac repose sur :
- la moyenne du livret scolaire, pour 10 % ;
- les épreuves communes de contrôle continu, pour 30 % ;
- des épreuves ponctuelles (français écrit et oral en première ; philosophie, deux épreuves de spécialité et un oral en terminale), pour 60 %.

 

Les séries technologiques maintenues

Pour la voie technologique, les séries sont maintenues :  « sciences et technologies de la santé et du social (ST2S) », « sciences et technologies de laboratoire (STL) », « sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A) », « sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D) », « sciences et technologies du management et de la gestion (STMG) », « sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration (STHR) ». Elles ne sont pas concernées par la réforme.

 

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