Un symposium géospatial en Océanie

Un symposium géospatial en Océanie

21 septembre 2022

Numérique Aménagement du territoire

Vaimu’a Muliava, le directeur de cabinet du haut-commissaire, Julien Pailhère et l’ART Géo Dev ont animé une conférence pour annoncer l'événement en collaboration visuelle avec des représentants de la Polynésie Française et de Wallis-et-Futuna.

Vaimu’a Muliava, le directeur de cabinet du haut-commissaire, Julien Pailhère et l’ART Géo Dev ont animé une conférence pour annoncer l'événement en collaboration visuelle avec des représentants de la Polynésie Française et de Wallis-et-Futuna.

Un événement régional inédit, dédié à l'imagerie et à l'observation spatiale ainsi qu'à la géomatique dans la région Pacifique, se tiendra à la Communauté du Pacifique (CPS), à Nouméa, du 28 novembre au 4 décembre. L’annonce officielle du Symposium géospatial d’Océanie 2022 a eu lieu le vendredi 9 septembre lors d’une conférence animée par Vaimu’a Muliava, membre du gouvernement chargé du développement de l’innovation technologique.

Le vendredi 9 septembre, tous les acteurs institutionnels du numérique et de la géomatique de la zone Pacifique se sont retrouvés, en présentiel ou en visioconférence, afin d’officialiser le lancement du premier Symposium géospatial d’Océanie (OGS). « Ici, à la CPS, nous sommes dans la maison symbolique qui rassemble toutes les îles du Pacifique », a lancé en guise d’introduction Vaimu’a Muliava, membre du gouvernement chargé du développement de l’innovation technologique ainsi que des relations avec les collectivités d’Outre-Mer du Pacifique. Si la géomatique est utilisée depuis une cinquantaine d'années et qu'un séminaire d'observation spatiale au service de la Nouvelle-Calédonie (OSS-NC) est organisé chaque année, c'est la première fois que la thématique est pensée régionalement.

Une échelle inédite

Coporté par la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna, et soutenu par L’État via le Fonds Pacifique, ce grand rendez-vous est avant tout une occasion de renforcer les liens entre les pays du Pacifique en rapprochant les acteurs privés et publics, les chercheurs et les entrepreneurs des secteurs de la géographie et du géospatial. « Nous avons décidé d’être partenaire de ce projet pour témoigner notre engagement à l’immense potentiel que représente notre région océanique, notamment grâce à sa diversité culturelle et environnementale », a indiqué Karena Lyons, représentante de la CPS, dans un anglais parfait. « L’océan représente un tiers de la planète, a ajouté Vaimu’a Muliava. Les îles du Pacifique sont les gardiennes de cet océan et doivent ensemble, le préserver pour l’avenir. »

Données géospatiales

Pour la semaine de rencontres prévue à Nouméa du 28 novembre au 4 décembre, la CPS a retenu trois thématiques parmi les dix-sept objectifs de développement durable fixés par l'Organisation des nations unies : la connaissance du territoire, les ressources en eau et la surveillance des zones humides. Le symposium fera le lien à la fois avec les objectifs de développement durable et les besoins spécifiques des pays et îles de la région, dans une réflexion plus large sur la gestion des risques environnementaux. « L’observation de la terre permet de voir l'évolution de certains phénomènes, comme l'érosion ou le suivi des mangroves. Il est ainsi possible de modéliser ce qui va se passer par la suite afin de prévenir et préserver les milieux », a expliqué Marc Despinoy, ingénieur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) de Nouvelle-Calédonie. « Ces données géomatiques sont une aide précieuse à l’aménagement du territoire et peuvent éviter des catastrophes, comme l’exemple tragique des récents glissements de terrain à Houaïlou », a précisé le membre du gouvernement calédonien. Elles serviront à orienter nos politiques publiques ».

La semaine nouméenne sera organisée autour de différentes rencontres, tables rondes avec, pour objectif, de trouver des solutions aux besoins de chacun. « L'idée est de lancer les démarches sur place, a indiqué Jean Massenet, directeur d’Insight SAS, que ce soit concret et qu'il y ait, pour chaque territoire, un transfert de compétences. » À l'issue de la semaine, des référents régionaux devraient ainsi, être mis en place dans chaque territoire, afin de s'assurer, pendant deux ans, que les projets avancent bien.

Vaimu’a Muliava entouré de Julien Tran-Ap, de la province Sud (à g.), Emmanuelle Caffaro, chargée de mission au haut-commissariat (à d.), Valérie Burtet-Sarramégna vice-présidente de l’UNC, Jean Massenet, d’Insight SAS et Sioeli Tonga de la CPS

Vaimu’a Muliava entouré de Julien Tran-Ap, de la province Sud (à g.), Emmanuelle Caffaro, chargée de mission au haut-commissariat (à d.), Valérie Burtet-Sarramégna vice-présidente de l’UNC, Jean Massenet, d’Insight SAS et Sioeli Tonga de la CPS.

 

Informations pratiques

Le symposium se tiendra à Nouméa du 28 novembre au 4 décembre 2022 à la CPS.

Pour découvrir le programme et s’inscrire, voici le lien : www.oceania-geospatial.com

Partenaires de l’évènement

Cet évènement est coporté par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Wallis-et-Futuna et l’État via le Fonds Pacifique (France - ministère des Affaires étrangères). Il est coorganisé par la CPS, le Groupe intergouvernemental sur l’observation de la terre (GEO), le Centre national d’études spatiales (CNES) et l’ART GeoDEV, qui réunit l’Institut de recherche et de développement (IRD NC), l’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) et la startup Insight SAS du groupe calédonien CIPAC, spécialisée en imagerie sur les données d’observation de la terre en partenariat avec le Geoscience Australia, l’OPT, l’Organisation des professionnels de l’économie numérique (Open NC), le Geoscience and Remote Sensing Sosiety (GRSS), la province Nord, la province des Îles Loyauté, la province Sud, l’Agence rurale, le Cluster maritime de Nouvelle-Calédonie (CMNC), la mairie de Nouméa, les deux associations des maires de la Nouvelle-Calédonie, Air Calédonie International et GLP Hôtels.

 

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