Une feuille de route pour la jeunesse

06 novembre 2018

Jeunesse et sports

Les États généraux du 18 août ont débouché sur des propositions concrètes pour l’avenir de notre jeunesse.

Les États généraux du 18 août ont débouché sur des propositions concrètes pour l’avenir de notre jeunesse.

« Imagine ton avenir, invente ton pays ! » : c’était le slogan des premiers États généraux de la jeunesse, le 18 août dernier à Poé. Une restitution au comité technique et au comité de pilotage en a été faite la semaine dernière. Accompagnée de la présentation des leviers d’action susceptibles d’être retenus dans le futur plan stratégique concerté en faveur de la jeunesse.

 

L’opération a été lancée le 31 mai dernier. « L’idée était de réunir les forces vives du pays pour mettre en place un plan jeunesse qui laisse le moins de monde possible au bord du chemin », rappelle Valentine Eurisouké, membre du gouvernement notamment en charge de la jeunesse. Depuis, la parole de terrain a émergé à travers une vingtaine d’ateliers thématiques organisés dans dix communes des trois provinces, et des matériaux de réflexion permettant de poser un diagnostic partagé ont vu le jour. Comme le souhaitait le gouvernement, la démarche a été la plus participative et collaborative possible. Avec les États généraux de la jeunesse qui se sont tenus le 18 août à Bourail, ce sont au total plus de 500 personnes (jeunes, représentants des collectivités ou d’associations, coutumiers, religieux) qui auront exprimé leurs aspirations, leurs espoirs mais aussi leurs craintes.

Lors de cette journée d’échanges et de co-construction, au centre d’accueil de Poé, il aura beaucoup été question de la place de la jeunesse dans l’espace public, des leviers d’épanouissement de l’individu, de la manière de se sentir utile à la société, mais aussi des partenariats possibles avec la force publique, et de l’efficacité des politiques menées par les institutions. « Les débats ont été très riches et toute une série de propositions très concrètes ont été formulées », indique Christophe Chalier, conseiller jeunesse à la direction de la Jeunesse et des sports de la Nouvelle-Calédonie.

Favoriser l’inclusion sociale

Le 29 octobre, au centre administratif de la province Sud, et en présence de Valentine Eurisouké qui a lancé les débats, une restitution de ces États généraux a été faite au comité technique (une centaine de personnes ressources) et au comité de pilotage (institutions). La centaine de techniciens et d’élus s’est également vue présenter les grands axes du futur plan jeunesse, baptisé « jeunesse.nc », ainsi que les leviers d’action à décliner. « Aujourd’hui, nous sommes dans une phase transitoire d’élaboration de ce plan, précise Christophe Chalier. Il doit à la fois constituer une feuille de route pour les services du gouvernement, mais aussi un projet que les autres collectivités sont susceptibles de s’approprier ».

Pierre angulaire de jeunesse.nc, le renforcement des dispositifs actuels en matière d’inclusion sociale, même si « nous ne sommes pas là pour révolutionner les politiques publiques existantes, mais pour les compléter ». Le gouvernement réuni en collégialité pourrait se prononcer sur ce plan le mardi 13 novembre. Étape suivante : la restitution des États généraux dans les dix communes qui ont grandement œuvré à leur préparation. 

Restitution des États généraux aux comités de pilotage et technique, le 29 octobre au centre administratif de la province Sud.

Restitution des États généraux aux comités de pilotage et technique, le 29 octobre au centre administratif de la province Sud.

 

3 axes stratégiques, 23 leviers opérationnels

Le plan jeunesse s’articule autour de trois axes : « Penser global, agir local, la structuration de la gouvernance des politiques de jeunesse » où il s’agit de mettre en relation projet, acteurs et bassins de vie ; « Jeunesse en action, des jeunes acteurs et reconnus par la société » qui vise à promouvoir l’autonomie, la prise de responsabilité et la reconnaissance sociale des jeunes ; et « Le continuum éducation-animation-prévention, source d’interactions positives entre le jeune et son environnement social et culturel » à travers lequel il convient de favoriser une présence éducative durant tous les temps de vie du jeune. Parmi les leviers identifiés, le soutien de jeunes leaders reconnus par leurs pairs, sur le modèle des ambassadeurs de #Zérotolérance, et la création de deux organes consultatifs : l’institut des politiques de jeunesse de la Nouvelle-Calédonie et le haut conseil de l’animation socio-éducative.

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